Introduction : De la subversion de la figure du penseur académique à la dénonciation des structures de l'économie capitaliste avancée
1) Le personnage :
a) L'Ogre des Balkans : hirsute, intolérant, névrosé, histrionique.
b) S'amuse à faire l'éloge de Staline pour emmerder les bien-pensants.
c) Ne cède pas sur ses désirs (marié à une mannequin qui pourrait être sa fille).
2) Le penseur :
Un ogre de la pensée. Dévore les auteurs et produit d'énormes livres à la chaîne.
3) Son apport théorique :
A su parfaitement dénoncer a) les contradictions du capitalisme mondialisé, et b) la fausseté de la culture post-moderne qui l'accompagne.
Synthèse :
Il est Hegel + Marx + Lacan.
La réalité :
Derrière son matérialisme et son lacanisme fracassant, Zizek opère surtout un retour au bon vieil idéalisme allemand (le Sujet, la Conscience, l'Absolu).
En tant qu'auteur :
Très talentueux mais souvent brouillon. Sujet à l'éparpillement.
Se répète beaucoup d'un livre à l'autre. Construit ses argumentations sur des paradoxes successifs, de l'humour soviétique et des exemples pris dans l'actualité. Stimulant, mais plus épatant que profond.
En somme :
Une forme accrocheuse, un fond académique.
Conclusion :
Moins un révolutionnaire de la pensée qu'un bon passeur de la tradition.


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